13 février 2007

Ségolène et son désir de passé…

Les socialistes se vantaient d’avoir organisé des milliers de « débats participatifs » à travers le pays. Les avis de millions de Français avaient été disséqués et minutieusement analysés… Ségolène devaient en tirer toutes les conséquences et proposer aux Français le programme idéal… Et bien, c’est raté !! A Villepinte, dimanche dernier, c’est la gauche dure qui a repris ses droits.

Pourtant, Ségolène commençait son discours en parlant de la dette. Tiens, les socialistes seraient-ils devenus lucides sur la situation du pays ? Et bien non, toujours pas ! En effet, Ségolène commençait par la dette pour mieux nous démontrer ensuite qu’il fallait continuer à augmenter les dépenses publiques (si vous avez compris la logique, expliquez-moi…). Et à ce moment-là on a droit au catalogue de la surenchère sociale : SMIC à 1500 euros, augmentation des retraites, retour des emplois-jeunes, doublement de l’allocation de rentrée,… et j’en passe. Ajouté à cela, les brillantes idées de début de campagne dans le genre jurys de citoyens et encadrement militaire pour les délinquants, et le tableau est complet.

Bien sûr, il ne fallait pas attendre de chiffrage du projet (180 milliards d’euros selon le Ministère de l’Economie), ni même une grande vision pour la France. Villepinte, c’était le grand retour de la gauche à la française, c’est-à-dire archaïque et démagogique. Franchement, Mme Royal, c’était bien la peine de vouloir incarner la modernité pour en arriver là…